Bruno était un grand-père formidable.
Aujourd’hui, c’est une agence de branding.

Souvent, il suffit de regarder d'où l'on vient pour comprendre qui l'on est. Et pour le comprendre, nous allons vous raconter l’histoire de Bruno. Cette histoire parle de résistance, de Mussolini et de foire aux bestiaux.
Tout commence sur les rives du lac de Côme, à Domaso, en 1938. Fils d'un fabricant de pâtes, Carlo, Bruno grandit dans une famille aisée où les affaires prospèrent jusqu'au décès prématuré de son oncle. Très tôt et puisque nécessité fait loi, il démontre un sens inné des affaires en vendant des cordes aux acheteurs de bêtes sur les marchés dès l'âge de 8 ans, répondant ainsi à une demande non adressée mais extrêmement forte. Voilà pour la foire aux bestiaux.
Souvent, il suffit de regarder d'où l'on vient pour comprendre qui l'on est. Et pour le comprendre, nous allons vous raconter l’histoire de Bruno. Cette histoire parle de résistance, de Mussolini et de foire aux bestiaux.
Tout commence sur les rives du lac de Côme, à Domaso, en 1938. Fils d'un fabricant de pâtes, Carlo, Bruno grandit dans une famille aisée où les affaires prospèrent jusqu'au décès prématuré de son oncle. Très tôt et puisque nécessité fait loi, il démontre un sens inné des affaires en vendant des cordes aux acheteurs de bêtes sur les marchés dès l'âge de 8 ans, répondant ainsi à une demande non adressée mais extrêmement forte. Voilà pour la foire aux bestiaux.



Un an plus tard, la guerre bouleverse tout : son père est mobilisé, puis rejoint les partisans, et Bruno, âgé d'à peine 14 ans, s'engage à sa manière en devenant agent de liaison. Dans le froid des Alpes, il gravit les sentiers escarpés pour ravitailler les résistants en vêtements et nourriture, bravant la surveillance constante des patrouilles. C’est lors d’une de ces missions qu’il est capturé par les chemises noires, la milice fasciste, et les soldats allemands. Pour le briser, ses geôliers lui font subir un simulacre d’exécution : mis en joue contre un mur, le jeune garçon fait face à la mort sans trahir les siens, une épreuve qui marquera à jamais son caractère et son refus de la soumission. Voilà pour la résistance.
Le 27 avril 1945, la guerre touche à sa fin. C’est la chute du fascisme et le début de la cavale de Benito Mussolini. Carabinier et chef des partisans du secteur, Carlo intercepte un convoi allemand en fuite. Parmi tous les fascistes présents dans ce convoi, il n’y en a qu’un qui intéresse le carabinier.
Sous la pression, un fuyard finit par abdiquer et lui murmure que le dictateur se trouve dans le 5e camion.
Un an plus tard, la guerre bouleverse tout : son père est mobilisé, puis rejoint les partisans, et Bruno, âgé d'à peine 14 ans, s'engage à sa manière en devenant agent de liaison. Dans le froid des Alpes, il gravit les sentiers escarpés pour ravitailler les résistants en vêtements et nourriture, bravant la surveillance constante des patrouilles. C’est lors d’une de ces missions qu’il est capturé par les chemises noires, la milice fasciste, et les soldats allemands. Pour le briser, ses geôliers lui font subir un simulacre d’exécution : mis en joue contre un mur, le jeune garçon fait face à la mort sans trahir les siens, une épreuve qui marquera à jamais son caractère et son refus de la soumission. Voilà pour la résistance.
Le 27 avril 1945, la guerre touche à sa fin. C’est la chute du fascisme et le début de la cavale de Benito Mussolini. Carabinier et chef des partisans du secteur, Carlo intercepte un convoi allemand en fuite. Parmi tous les fascistes présents dans ce convoi, il n’y en a qu’un qui intéresse le carabinier.
Sous la pression, un fuyard finit par abdiquer et lui murmure que le dictateur se trouve dans le 5e camion.
Une foule de plus en plus importante est massée autour du convoi, il y a quelque chose dans l’air qui ne se respire que lors des grands événements de l’histoire. Alors qu’il s’apprête à fouiller le véhicule, Carlo confie sa vieille mitraillette à Bruno qui l'accompagne.
Bruno regarde son père escalader le marchepied et écarter les soldats de la Wehrmacht. Au fond du camion, tapis dans l’ombre, sous un tas de couvertures, un homme est roulé en boule. « C’est un ivrogne », tentent de faire croire les gardes. Mais Carlo saisit l'homme par l'épaule, et le retourne pour confronter l’ombre à la lumière : c'est le Duce. C'est Mussolini. Après l’arrestation, Carlo interroge le dictateur qui lui offre sa montre et son casque. La montre est volé, le casque est gardé par le carabinier. Un an plus tard, Carlo se rend à l’inauguration d’un casino aux bords du lac de Côme. Alors que la fête bat son plein, Carlo sort fumer une cigarette au bord de l’eau. Des coups de feux retentissent, les invités sortent paniqués, Carlo est à terre, en sang. Il vient d’être assassiné par des partisans du Duce qui passaient en bateau.
Voilà pour Mussolini.
Une foule de plus en plus importante est massée autour du convoi, il y a quelque chose dans l’air qui ne se respire que lors des grands événements de l’histoire. Alors qu’il s’apprête à fouiller le véhicule, Carlo confie sa vieille mitraillette à Bruno qui l'accompagne.
Bruno regarde son père escalader le marchepied et écarter les soldats de la Wehrmacht. Au fond du camion, tapis dans l’ombre, sous un tas de couvertures, un homme est roulé en boule. « C’est un ivrogne », tentent de faire croire les gardes. Mais Carlo saisit l'homme par l'épaule, et le retourne pour confronter l’ombre à la lumière : c'est le Duce. C'est Mussolini. Après l’arrestation, Carlo interroge le dictateur qui lui offre sa montre et son casque. La montre est volé, le casque est gardé par le carabinier. Un an plus tard, Carlo se rend à l’inauguration d’un casino aux bords du lac de Côme. Alors que la fête bat son plein, Carlo sort fumer une cigarette au bord de l’eau. Des coups de feux retentissent, les invités sortent paniqués, Carlo est à terre, en sang. Il vient d’être assassiné par des partisans du Duce qui passaient en bateau.
Voilà pour Mussolini.

Après la guerre, entre contrebande et petits cambriolages, Bruno fait ce qu’il peut pour gagner sa croûte. Puis, des opportunités moins risquées et plus légales s’offrent à son initiative : il vend des produits de mode aux touristes anglais et importe des collants et des chevilles italiennes brevetées en France. Refusant de rester en Italie pour son service militaire, il fuit vers la France sans papiers, traverse les Alpes à pied et finit par arriver à Rouen. Accueilli par la famille du pasteur Herubel, il y trouve un foyer et rencontre Nicole, celle qui deviendra la mère de ses enfants.
D'abord ouvrier puis chauffeur de poids lourds, il finit par se mettre à son compte, guidé par le goût de l'indépendance. Aujourd’hui cette lignée de bâtisseurs et d'entrepreneurs continue de s'épanouir entre l'Italie et la France. De la capture du Duce aux chantiers de Rouen, l'histoire des Ortelli est celle d'une transmission de force et de résilience. Des années plus tard, ses petits-fils nommeront leur agence en son honneur.
Comme Bruno, ici, nous rêvons toujours plus grand, sans oublier nos valeurs, sans oublier d’où l’on vient.
Après la guerre, entre contrebande et petits cambriolages, Bruno fait ce qu’il peut pour gagner sa croûte. Puis, des opportunités moins risquées et plus légales s’offrent à son initiative : il vend des produits de mode aux touristes anglais et importe des collants et des chevilles italiennes brevetées en France. Refusant de rester en Italie pour son service militaire, il fuit vers la France sans papiers, traverse les Alpes à pied et finit par arriver à Rouen. Accueilli par la famille du pasteur Herubel, il y trouve un foyer et rencontre Nicole, celle qui deviendra la mère de ses enfants.
D'abord ouvrier puis chauffeur de poids lourds, il finit par se mettre à son compte, guidé par le goût de l'indépendance. Aujourd’hui cette lignée de bâtisseurs et d'entrepreneurs continue de s'épanouir entre l'Italie et la France. De la capture du Duce aux chantiers de Rouen, l'histoire des Ortelli est celle d'une transmission de force et de résilience. Des années plus tard, ses petits-fils nommeront leur agence en son honneur.
Comme Bruno, ici, nous rêvons toujours plus grand, sans oublier nos valeurs, sans oublier d’où l’on vient.





